Liberté intérieure, deuxième

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Cette installation est proposée avec Chloé Devis dans le cadre d’une exposition au jardin de l’INRA à Antibes, avec le collectif no-made.

Elle invite à faire l’expérience d’un appel d’air au sein d’un espace clos. Le paysage projeté sur la toile est de l’étoffe dont sont faits les souvenirs et les visions que nous pouvons mobiliser pour résister à l’enfermement, ici imposé par la cage et la pénombre étouffante.

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Après quelques minutes, les visiteurs distinguent bien les formes et les couleurs, mais ceux qui essaient de capturer l’image avec leur téléphone n’obtiennent que du noir. L’œuvre propopse donc une expérience personnelle, non instagrammable*, qui a les caractéristiques et la texture du rêve.

 

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La parc de la Villa Thuret est un jardin d’acclimatation pour arbres exotiques. Robin, jardinier botaniste, a écrit sur la toile le nom des arbres les plus visibles: Araucaria Budwillis et Araucaria Columnaris, Washingtonia Filifera, Pinus Pinea, Ceratozamia Mexicana… A l’entrée dans la pièce, lorsque la porte est ouverte et que l’image ne s’est pas encore formée, seuls ces noms sont lisibles sur la toile.

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Les œuvres présentées devaient faire écho à la vocation du jardin. Liberté intérieure parle d’acclimatation à deux titres: d’abord, les yeux du visiteur doivent s’acoutumer à l’obscurité avant de distinguer cette image inversée de l’environnement produite selon le principe de la camera obscura. Ensuite, il s’agit d’une nouvelle tentative d’acclimatation pour la pièce elle-même, installée une première fois au Cap d’Ail en 2017, face à la mer, et endommagée par un violent orage. 

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* Les images capturées à l’intérieur le sont en pause longue ou avec des applications destinées à la photographie de nuit.