Liberté intérieure

Liberte-interieure

 

L’installation Liberté Intérieure a été réalisée avec Chloé Devis dans le cadre d’une résidence au Cap d’Ail avec le collectif no-made, sur le thème de la dématérialisation.

Ce que nous cherchons à saisir à travers cette œuvre, c’est l’existence insubstantielle des paysages intérieurs, ceux qui nous permettent d’inventer de l’espace au cœur du confinement, d’appeler de l’air dans l’étouffement.
Renversant nos repères, sous le seuil de la conscience quand l’œil s’habitue au noir, souvent incertaine et vacillante, l’image mouvante qui se dessine sur la toile approche l’étoffe des rêves, des souvenirs et des visions. Ce qui est intangible est aussi infrangible*.

Dématérialisation
Liberté intérieure repose sur le principe de la camera obscura, à la base de la photographie : dans un espace clos où la lumière n’entre que par un petit orifice se projette l’image inversée du dehors.
La photographie, c’est la « dématérialisation » du réel à travers la création de son empreinte lumineuse. C’est aussi le nom qui désigne sa « rematérialisation » sous la forme d’un négatif, d’un tirage, d’un support numérique…
La perception visuelle correspond à la transformation de la matière touchée par la lumière en une série d’influx nerveux. Quand il produit par la suite un dessin, une sculpture ou un plan à partir d’une observation, l’être humain procède à une rematérialisation transformée de ce qu’il avait d’abord perçu.

* Infrangible: qui ne peut être brisé ou détruit.

Merci à Denis, à no-made, à l’équipe formidable qui est derrière ou dedans, Maria, June, Paul et les autres, à Nat et Charlie.

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