Arbres perchés

Retour en résidence à Roure cet automne.

J’ai prélevé un figuier mort, que le vent de mer avait formé en flamme, sur le sentier côtier de Cap-d’Ail. Par la route – dépassant largement du coffre de la voiture de Michèle Ramin, la directrice de l’arboretum d’altitude de Roure – il a fait une ascenscion de 1500 mètres. Il n’avait pas tout à fait fini de prendre de la hauteur.

arbre-cap-d-ail

Dans une pente raide qui donne sur la montagne, il est en lévitation, suspendu à un fil de pêche entre deux arbres lointains, à un mètre au-dessus du sol. À la base de son tronc, là où je l’ai scié, une bande blanche, comme la chaux sur les pommiers, marque l’intervention humaine (et rend hommage aux interventions de Denis Gibelin à la peinture blanche).

jumelage

Cet arbre suspendu honore le « jumelage » entre le Cap d’Ail et Roure, reliées par no-made.

Autre arbre suspendu, Le Sapin perché:

sapin

Ceux-ci dont déjà difficiles à photographier; « Les chaussettes de l’Archiduchesse », une  série de petits rosiers sauvages, suspendus en série au-dessus des chemins, à l’envers comme à sécher, avec leur base blanche également, l’est encore plus et j’y renonce. Ils rejoignent avec le Sapin-Baron les Majestés couronnées de l’année dernière, mais ce sont des majestés beaucoup plus discrètes et fondues.

J’ai cette année encore bénéficié des talents de grimpeurs de l’équipe de l’arboretum, car pour compenser l’élasticité du fil de pêche nous l’avons attaché à des arbres de 5 à 10 mètres. Merci Thibaut et merci Clément.

Thibault Clement

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